Saint-Affrique: les enseignants de première ligne de Jean-Blanchard face à la crise

Les enseignants de l'école Jean-Blanchard s'appuient sur les difficultés rencontrées pendant la crise.

Ils sont également nos héros de tous les jours, surtout dans les moments difficiles. Les enseignants devaient s'assurer que les dégâts supplémentaires de la crise ne frappaient pas les enfants. À l'école Jean-Blanchard de Saint-Affrique, deux professeurs partagent anonymement leurs sentiments avec nous.

"L'homme ne peut pas être remplacé"

En plus de vingt ans de carrière, Lise (*), enseignante à l'école Jean-Blanchard, n'a jamais soupçonné que son travail serait si bouleversé. Parce que pour elle, l'essence de son travail est avant tout & quot; humaine & quot; où les relations interpersonnelles sont primordiales, où les enseignants doivent montrer la psychologie et l'attention à chaque élève.

"En classe, on ajuste notre contenu en fonction des questions, de l'apparence de ceux qui ne l'ont pas compris, ça nous a vraiment manqué", analyse Marie-Pierre (*), une de ses collègues qui a dû jongler avec des cours à distance et prendre soin de ses propres jeunes enfants. «  La vidéo avec les élèves aurait été trop compliquée pour moi '', explique le professeur.

"Les premiers jours ont été difficiles"

La crise a touché le cœur de leur métier et ils ont dû faire preuve d'inventivité. "La situation était soudaine, nous n'étions pas préparés au télétravail. L'ORL a été saturé la première semaine, les premiers jours ont été difficiles", a expliqué Lise, qui a également noté que les familles n'étaient pas toutes bien équipées en informatique.

Les enseignants leur ont donc envoyé des photocopies par la poste. "Certains d'entre eux ont juste le téléphone, pas d'imprimante, parfois une connexion aléatoire", a ajouté Lise, qui a essayé de dynamiser au mieux son contenu avec des supports audio et vidéo. messages des familles, appelez les parents pour les aider, qui les ont également beaucoup soutenus. Bravo à eux, ce n'est pas facile d'avoir le double chapeau, elle les félicite.

Spectacle de fin d'année annulé

La surveillance à distance se fait parfois jusque tard dans la nuit: & quot; Nous ne regardons pas nos montres pour les e-mails & quot;, rit Lise. Pour elle, le plus difficile a certainement été pour les petits qui ont demandé plus d'attention aux parents-professeurs improvisés, dont la majorité a préféré ne pas envoyer leurs enfants à l'école.

De nombreux étudiants trouvent le temps long aujourd'hui. «C'est difficile pour eux d'arrêter de voir les amis et ils nous manquent aussi», explique Marie-Pierre.

A la fin de l'année, le spectacle de fin d'année est annulé à Blanchard, les sorties sportives et les voyages scolaires sont suspendus.

"Le plus grand travail reste à faire"

Les enfants ont retrouvé leur classe hier dans une ambiance particulière, sans jeux de groupe et sans plus d'affaires. Pour cette déconfinition, les enseignants partageront le temps en face à face et les leçons à distance à domicile en binôme.

Certains, comme certains parents, craignent également que les mesures restrictives imposées par le cadre de santé ne deviennent également une source de peur pour les plus petits. Une chose est certaine, selon Lise, un travail psychologique et un examen seront nécessaires dans quelques mois: "Le plus grand travail reste à faire. Je n'étais pas formé pour ça et je luttais comme tout le monde." À suivre.

(*) Les prénoms ont été modifiés

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