Télétravail et déconception: les gens restent le pivot essentiel, efficacité – productivité personnelle

L'un des effets secondaires indéniables du Covid-19 est la mode du télétravail. Très encouragé par le gouvernement au moment où la France s'est tue contre le virus, le télétravail a soudainement converti de nouveaux adeptes, tous secteurs confondus. En plus de cette attention, cette manière d'organiser nécessite certains impératifs: la communication interne virtuelle et physique devient plus que jamais indispensable dans ces circonstances. Sinon, les frustrations et les inconvénients peuvent être à la hauteur des attentes.

Certains experts éminents ont prêché sans relâche les vertus du télétravail. En outre, les performances des réseaux de télécommunications et la mobilité accrue de certaines professions ont fortement incité à reprendre ces types d'organisations au sein des entreprises. Cela est d'autant plus vrai que certains travailleurs expriment de plus en plus le désir de limiter les temps de trajet entre leur domicile et leur bureau et de rendre leurs calendriers plus indépendants. Souvent, ils sont réticents à l'utiliser à grande échelle, moins sont les leaders (sauf dans le secteur technologique et les start-ups) qui ont fait du travail à distance et en réseau, pilier du fonctionnement de leurs équipes. Et si ça change? Mais pas seulement comme ça.

Vraiment faim pour les employés

Deskeo, opérateur de bureaux flexibles en France, a récemment dévoilé une étude (1) sur l'état du télétravail horaire, dans laquelle le pays a entamé un déconfundage progressif, notamment en ce qui concerne le retour au travail des travailleurs calfeutrés jusqu'à présent sur eux. Certaines tendances observées suffisent à interpeller les observateurs. Sur les 2 856 professionnels interrogés, seulement 22% ont déclaré qu'ils étaient impatients de télétravailler. Les 78% restants, quant à eux, sont enthousiastes à l'idée de poursuivre leurs activités à distance, notamment lors de cette étape de déconfinition, où la peur de la circulation du virus et les mesures de protection restrictives incitent à rester chez soi.

Si l'étude devient particulièrement instructive, c'est pour la période qui suit dès que la pandémie est entièrement sous contrôle sanitaire. Près d'un Français sur deux (exactement 45%) déclare ouvertement vouloir travailler de chez lui jusqu'à deux jours par semaine et ne plus avoir à "changer" si souvent. Récemment, Get Abstract, une société suisse-américaine qui publie des résumés de livres professionnels, a mené une étude similaire aux États-Unis. 43% des répondants étaient favorables à la poursuite du télétravail après l'incarcération. Parmi les arguments fréquemment récurrents dans les verbatims de la recherche, la qualité de vie quotidienne, la réduction du stress et l'amélioration de la productivité prédominent dans ces nouveaux thurifères.

Le télétravail n'est pas une martingale pour le management

Il est un fait que le coronavirus aura contribué à une réalisation plus claire de l'utilisation du télétravail. L'attitude à son égard change. Du côté du leadership, il n'est plus nécessairement perçu comme une excuse subtile pour flanquer, d'autant plus que le présentéisme au bureau génère également des excès. Du côté des employés, il est synonyme d'un équilibre de vie plus flexible, entre les obligations professionnelles et les tâches ménagères, alors qu'il a un environnement de travail délibérément choisi plutôt qu'un bureau flexible impersonnel ou un espace ouvert plein de bruit. Cependant, travailler à distance n'est pas une martingale pour la direction. Si le gestionnaire y consent, il doit également fixer les conditions de son efficacité collective.

La première étape, simple mais essentielle (et déjà source de pitreries), est l'équipement du travailleur. Comme au bureau, il est relativement facile d'avoir des infrastructures et des terminaux performants, car la distance implique des obligations très concrètes. Les recherches de Deskeo nous le rappellent. 78% des personnes interrogées ne disposent pas du bon équipement, comme une imprimante ou un écran ergonomique. 66% doivent également lutter contre la vitesse Internet parfois irrégulière.

Coopération et sécurité avant tout

Deux autres dimensions sont absolument cruciales: le choix d'un outil de collaboration adapté à la plupart des télétravailleurs et la garantie de la cybersécurité sur les échanges. Travailler à distance ne signifie pas travailler en silos, mais peut se synchroniser avec des collègues et suivre l'avancement d'un projet. Il existe de nombreuses solutions éprouvées sur le marché, mais veillez à prendre en compte la maturité numérique des utilisateurs. Un outil trop complexe à manipuler peut être source de confusion.

Enfin, la sécurité est essentielle. À cet égard, l'enthousiasme pour Zoom, la solution de visioconférence, a mis en évidence les failles de sécurité qui allaient de pair avec les violations de données ou le vol. Résultat: tout le monde dans l'entreprise doit être extrêmement clair et carré avec ces points fondamentaux. Sans oublier, bien entendu, de respecter la loi applicable en la matière.

La communication interne comme maillon essentiel

L'autre défi soulevé par le télétravail, parfois parfois largement sous-estimé par les adeptes nouvellement convertis, est la préservation du lien humain et de la culture d'entreprise. Ici, la communication interne joue un rôle clé en empêchant les interactions de se limiter dans le temps aux chats de messages internes et à quelques séances vidéo collectives pour garder l'esprit au minimum. l'esprit d'équipe et le sentiment d'appartenance à la communauté qu'est l'entreprise.

Plus que jamais, des espaces uniformes doivent être mis en place et animés, tels que l'intranet – mais pas seulement – qui peuvent distiller des témoignages sur le terrain, partager les bonnes pratiques, présenter des emplois, et même fournir des canaux de divertissement comme des mini-compétitions de jeux en ligne ou forums de discussion thématiques.

En télétravail, il faut garder à l'esprit que la précieuse machine à café n'est plus pleinement capable d'être ce lieu incontournable pour brasser le corps social de l'entreprise. La virtualisation des discussions peut aider au décloisonnement, mais elle peut aussi dématérialiser l'essence d'une organisation humaine. C'est sans aucun doute un paradoxe, mais le télétravail nécessite également une proximité physique régulière. Là aussi, les possibilités sont variées: réunions en un même lieu, séminaires, team building, repas communs, etc. Sinon trop de distance tue l'essence de l'entreprise.

Olivier Cimelière est directeur adjoint d'ESJ Pro Entreprise

@olivcim

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